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14 DéCEMBRE 2009 | le figaro | france

Les bonnes surprises de Montreux
HUMOUR • ... Il ne fallait pas manquer Cuche et Barbezat, accompagnés du pianiste Alain Roche, des habitués du festival helvétique, un trio qui a réjoui le jeune public et aussi ses parents, avec un spectacle poétique et loufouque, façon Deschamps. Car si l'humour a sa place à Montreux, l'imaginaire n'est pas en reste.

Nathalie Simon, Le Figaro, le 14 décembre 2009

8 octobre 2009 | la liberté / ch

Des râteaux en pleine poire
NUITHONIE • Le tandem d’humoristes neuchâtelois Cuche et Barbezat dédie son nouveau spectacle aux enfants.
Les bêtises, ça les connaît...

Même s’ils s’adressent pour une fois aux enfants, ne vous attendez pas à ce que Cuche et Barbezat se soient assagis. Avec eux, c’est catastrophe sur catastrophe, gaffes non-stop et coups bas à la chaîne. Les deux humoristes neuchâtelois continuent de faire rire, mais ont adapté leur vocabulaire à celui des plus jeunes, à partir de 7 ans. On peut voir leurs pitreries dès mercredi prochain à l’Espace Nuithonie de Villars-sur-Glâne.

«Cuche et Barbezat font des bêtises» est né à peu près en même temps que leurs numéros pour la dernière tournée romande du cirque Knie. «Les parents ont toujours amené leurs enfants à nos spectacles», confie Jean-Luc Barbezat. «C’était une vieille idée que nous avions de faire des choses acceptables pour eux. Elle a été renforcée par notre aventure au cirque Knie, où certains de nos sketchs marchaient mieux les aprèsmidi, devant un public d’enfants.»

Testé dans les écoles
Le metteur en scène Pierre Mifsud s’est embarqué dans l’aventure à ce moment-là. Avec lui et Alain Roche, leur pianiste complice depuis quinze ans, qui a composé la musique originale du spectacle, Jean-Luc Barbezat et Benjamin Cuche en ont déjà donné un premier jet l’an dernier au Festival de la Cité. Puis ils l’ont testé dans des écoles neuchâteloises, avant de démarrer la tournée officielle à Nuithonie. Ils se sentent déjà plus forts des réactions très spontanées des enfants: «Ils se posent en censeurs. Ils savent très bien ce qui se fait et ne se fait pas», rigole Cuche. Pas de risque donc que les bambins prennent de la graine des deux grands gamins, «pas très malins-malins», qu’ils verront sur scène. Le spectacle se joue sur une sorte d’îlot, à l’écart du tumulte et du quotidien, un jardin de calme avec une guirlande lumineuse et un cabanon de fortune, où le duo et son acolyte pianiste espèrent s’isoler pour préparer une fête. Tout doit être parfait. Mais voilà, avec de tels hurluberlus, rien ne va comme prévu, les râteaux se prennent en pleine poire et les chutes s’enchaînent aux gamelles. On les croit quand ils disent ne pas avoir dû renoncer à leur identité. «Nous aimons faire de nouvelles expériences. Nous avons cherché un nouveau langage, mais qui soit toujours basé sur notre relation», motivent les humoristes. Le spectacle étant quasi exclusivement visuel, ils communiqueront essentiellement via la musique et par onomatopées.

Le langage des clowns
«Nous nous sommes inspirés du travail clownesque sur le langage du corps et le comique de situation», précise Pierre Mifsud. Le metteur en scène cite comme référence, pour leur rythme et leur univers, Jérôme Deschamps et Jacques Tati. Fidèle à l’esprit du burlesque, il a donné au spectacle une touche de poésie, qui «sera présente dans la palette de couleurs de l’espace, dans la musique et dans la tendresse qui réunit les personnages».

ELISABETH HAAS, 8 ocotbre 2009, La Liberté, Suisse

9 juillet 2008 | 24 heures / ch

Le duo Cuche et Barbezat en avant-première avec leur premier specacle pour jeune public.

Mise en scène par Pierre Mifsud, la création Cuche et Barbezat font des bêtises se présente essentiellement comme une série de sketches visuels (presque) sans paroles, où la drôlerie se teinte d'une aura de poésie burlesque délicate. Accompagné du pianiste Alain Roche, à qui ils en font voir de toutes les couleurs, le duo d'humoristes enchaîne pirouettes sur mésaventures domestiques avec une habilité qui prend l'apparence de la pire maladresse. Entre leur petit cabane et la terrasse du jardin, les deux amis préparent une petit fête. Mais rien ne se passe comme prévu... Cuche & Barbezat s'adonnent à ces Bêtises avec un tel brio qu'on se demande pourquoi ils on attendu si longtemps avant de proposer un spectacle aux enfants!

Anne-Sylvie Sprenger, 24 heures, 9 juillet 2008

12 mai 2006 | 24 heures / CH

Cuche & Barbezat Plongent dans un irrésistible bain de folie

THEATRE. Avec Plouf, le duo comique allie le burlesque et la poésie pour résultat tout aussi surprenant qu'esthétique. Critique

lls ont beau avoir vingt ans de carrière derrière eux, ils n'en sont pas moins restés des sales gamins sans retenue aucune! Le nouveau spectacle de Cuche et Barbezat est une véritable ode au délire et au burlesque.
Dans "Plouf", le duo complice se livre une nouvelle fois au public sans complexe (au sens propre comme au figuré...) Campant leur propre personnage, ils accueillent le public dans un fatras indescriptible d'objets, de la bouée à la benne à ordure en passant par la frite bleue.
Immédiatement, Barbezat donne le ton. Il est maître à bord. Cuche est sa chose, le gentil complice prêt à tout pour satisfaire les multiples caprices de son camarade. Si, par exemple, l'envie prend au premier de réaliser son vieux rêve de reprendre Hamlet, le second se plie au jeu sans broncher, même si leur apprentissage du texte remonte à plus de vingt ans...

Cascadeur sans peur
les expériences pas toujours bienveillantes de ce Barbezat "complexé" sur l'"apollon" Cuche s'enchaînent provoquant à coup sûr des scènes délicieusement cocasses, même si leur effet hilarant sur le public reste inconstant. A leur décharge, s'ils usent sans modération du comique de répétition, jamais leur humour ne devient répétitif, tant ils savent varier les plaisirs.
Mi-cascadeur, mi-acrobate, Cuche multiplie, sans filet, de saisissantes prouesses physiques. On frémit, en même temps que l'on rit de l'audace de ce duo de comique qui n'a reculé devant aucune limite lors de la conception de ce qui se mue en véritable show.

Touche de poésie
On imagine facilement la perplexité de la metteur en scène, Michèle Guigon, lorsqu'elle a dû s'atteler à structurer dans l'espace les idées démentielles de Cuche et Barbezat. On admire donc d'autant plus la qualité de son travail. L'esthétique et la poésie y côtoient le burlesque dans une remarquable harmonie, bercée par l'excellent et discret pianiste Alain Roche

Caroline Pantet, 24 Heures, Suisse, 12 mai 2006

4 mai 2006 - la liberté / CH

Cuche et Barbezat, une bande de "Plouf"

HUMOUR - Le nouveau spectacle des Neuchâtelois marque vingt ans de carrière avec un remarquable renouveau. Shakespeare y côtoie Fernand Raynaud. A déguster au Bilboquet.

Jean-Henri et Pierre-Etienne ont cassé leur pipe, à moins qu'ils n'aient décidé d'aller vivre sur la Lune, sur Mars (ou sur Vénus, ce serait plus probable). Toujours est-il que les deux personnages ahuris aux-quels Cuche et Barbezat avaient habitué leur public ont laissé la place à Cuche et Barbezat eux-mêmes, bien ahuris par moments.
Plouf, le spectacle qui marque les vingt ans du duo comique neuchâtelois, a été créé sur un air de fête il y a deux semaines à la Chaux-de-Fonds, dans le somptueux théâtre à l'italienne de l'Heure Bleue. C'est au même endroit - mais il n'avait pas encore retrouvé son éclat du XVIIIe siècle - que Benjamin Cuche, 18 ans, et Jean-Luc Barbezat, 20 ans, s'étaient lancés sur scène le 19 avril 1986.
Ils avaient loué le théâtre pour dévoiler un spectacle baptisé "Rien". Au lever de rideau, ils étaient nus. Ce qui les a peut-être aidés, dix-huit ans plus tard, à jouer Les marionnettes du pénis, la seule de leurs pièces qu'ils n'aient pas écrite, mais celle qui a le plus fait parler d'eux!
Et pourtant Cuche et Barbezat ont créé six spectacles en duo, une dizaine de revues, des mises en scène pour d'autres, des séries à la télévision et à la radio. Sans oublier le spectacle de Sion 2006 quand même, en février dernier.
Avec Plouf, le duo et son excellent pianistes Alain Roche - plus Michèle Guigon à la mise en scène - on su se renouveler en se lançant dans une forme de spectacle personnelle plus piquante. A la base, il y a bien sûr toujours la complicité entre Cuche et Barbezat, une sorte d'osmose qui leur permet de délirer à l'unisson sans la moindre retenue.
Imaginez-les au coeur d'un bric-à-brac d'objets qui pourraient servir, comme par hasard, à l'élaboration d'un nouveau spectacle sur une sorte de bâche en forme de cercle, genre piste de cirque (cette bâche vous comprendrez plus tard la raison de sa présence).
Entre un passage de Hamlet qui va bientôt tourner en boucle absurde et des acrobaties dignes du Cirque du Soleil, le burlesque prend des formes inattendues
lorsque le duo détourne les objets ou se met à chanter.
Un des leitmotivs de Plouf (là aussi, vous comprendrez pour quoi ce titre), c'est la jalousie de Barbezat: Cuche a un corps d'athlète, des fesse d'acier, et sa masse graisseuse s'approche du néant. Alors que le bide de Barbezat vous ferait douter de l'incapacité masculine à enfanter... Et la jalousie, ça rend méchant.
Heureusement qu'il y a Fernand Raynaud, celui qui à réuni Cuche & Barbezat adolescents dans une même envie de faire rire, pour recoller les morceaux. Leur massacre du sketch du plombier est un vrai morceau d'anthologie.

Florence Michel, La Liberté, Suisse, 4 mai 2006

12 novembre 2002 |PROXI-Liège - Belgique

CUCHE ET BARBEZAT SE RENVOIENT LA BALLE

Jusqu'au 23 novembre, tous les soirs à 20 h, (relâche les 17 et 18) «Cuche et Barbezat» présentent un spectacle intitulé: « …font du badminton mais pas dans ce spectacle». Quoique… Ils ont l'art de se renvoyer la balle.

Suisses, ils ont un humour inversement proportionnel à un secret bancaire. Deux duettistes à mourir de rire, c'est l'impression finale que laisse ce spectacle complètement désopilant. Les deux complices font à certains moments les Laurel et Hardy modernes. L'un joue le
bellâtre, l'autre le petit gros bas du plafond. Mais les répliques fusent avec, en prime, un jeu de scène qui garde son tempo pendant tout le spectacle. Le coup de l'échelle, celui de la tronçonneuse, les gags des lampes qui pètent, qui claquent comme leur humour disjonctant. Sans avoir l'air d'y toucher, ils nous servent des moments de tranche de vie, et même une forme de tristesse existentielle. L' un ne vit que pour son chien, l'autre que par ses enfants. Les deux compères excellent dans le «kidnapping» de sketches brevetés. La parodie du «Plombier» de Fernand Raynaud… découvrez là. Une heure et demie de détente où l'on ne sait finalement si le rire vient des mots, des mimiques ou des effets spéciaux, tant l'ensemble se déroule avec cette trompeuse impression de facilité qu'exige le talent travaillé.

Jean-Pierre Keymeul, Proxi-Liège, Belgique, 12 novembre 2002

4 décembre 2002 | l'alsace - france

GRANDS PETITS SUISSE

Ils le disent eux-mêmes en se moquant gentiment de leurs compatriotes: «On peut être Suisse et avoir de l'humour.» La preuve, Cuche et Barbezat, actuellement sur scène au théâtre de L'Entrepôt à Mulhouse, n'en manquent pas.

Mais attention, le leur n'est pas commun, il repose sur l'absurde et le burlesque. Ils sont au rire ce que les figuratifs sont à la peinture: audacieux à souhait, compliqués parfois, tout en restant d'une simplicité désarmante. Si leur humour est helvétique, alors la Suisse vient de se découvrir une nouvelle source de profit. Chez Cuche et Barbezat, tout est d'une banalité poussée à l'extrême, les situations deviennent cocasses par leur décalage. Ainsi c'est déguisé en danseuse étoile que le couple change une ampoule grillée, déguisé en haltérophile que l'on débarrasse les accessoires. Si le loufoque tue, la paire suisse doit faire des victimes. Surtout que ces joyeux énergumènes usent et abusent de leur plastique. Ils donnent de leur personne pour jouer les Chippendales perturbés dans leur numéro de charme par un coup de fil intempestif. Et n'allez surtout pas chercher midi à quatorze heures, ou même une trame quelconque au fil de leur spectacle. C'est décousu à souhait, passant du coq à l'âne et du chien, dont ils finissent par avoir la peau, au coupeur de jonc. Il faut dire, comme ils l'avouent au début du spectacle, ils sont trop occupés chacun de leur côté entre toutou et famille pour trouver un créneau leur permettant de répéter leur spectacle. Vous êtes alors convié à un joyeux délire sans queue - sauf celle du chien - ni tête, bourré d'histoires suisses, de tirades tirées de Shakespeare, de gags à deux balles.
A consommer sans modération, car ces petits Suisses crémeux à souhaits, c'est vraiment de la dynamite!

Jean-Marie Valder, L'Alsace, France, 4 décembre 2002